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Mgr Norvan Zakarian Rubrique

Le paradoxe...


Réunir la collectivité autour d’un projet utile à tous est une belle coutume de notre vie communautaire. La construction d’une école en est un bon exemple.

Il est essentiel de connaître le sentiment de chacun et les besoins exprimés en relation avec ce projet.
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Que représente la construction d’une école ? Bien sûr sauver la langue de la disparition. La perte d’une langue est effrayante, de même qu’est effrayante la disparition d’une civilisation millénaire, ce dont nous autres Arméniens, avons pleinement conscience. Ceci d’autant plus, qu’avec la perte de la langue, il ne devient plus possible d’étudier et de lire son histoire de façon authentique anéantissant ainsi toute possibilité de renaissance dans le futur en créant une forme de culture adaptée. Imprégné de cette conscience, quel Arménien serait-il disposé à accepter la mort de la langue ?

C’est pourquoi, la Communauté, qu’elle soit d’Alfortville ou de Valence, ne pouvait qu’exprimer un avis favorable à la construction d’une école. Elle ne peut que se féliciter de la renaissance de la langue en reconnaissant ainsi l’importance de l’école et même son caractère indispensable.
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Il faut ajouter qu’évaluer le point de vue de la collectivité répond également à d’autres motivations. Tout d’abord parce que le projet lui est destiné, d’autre part car pour sa réalisation, les organisateurs n’ont pas d’autres moyens que de compter sur les dons spontanés de la population, d’où l’importance de l’engagement de la collectivité.

Malgré tout cela, lorsque le projet est en voie de réalisation, des sentiments négatifs voire même de rejet voient le jour. La bonne marche du projet commence même à incommoder certains. Ayant oublié les intérêts premiers du projet, ceux-ci se mettent à propager toutes sortes de bruits : « Attendez, voyons s’ils vont être capables de terminer ... », « Ils n’ont pas d’argent », ... La satisfaction que peuvent tirer ces personnes de l’échec d’un projet utile à la collectivité est incompréhensible.

Quelle qu’en soit l’explication, les propos tellement négatifs que nous mentionnons ne constituent pas des reproches adressés à qui que se soit. Nous les rapportons simplement pour montrer le Paradoxe Arménien. Mais par miracle, malgré ce paradoxe, la morale de l’Arménien fini toujours par le guider vers la réussite du projet entrepris. Parmi ces projets couronnés de succès, on peut citer la construction de l’Eglise d’Issy-les-Moulineaux, la fondation de l’école Markarian-Papazian à Lyon, celle du groupe scolaire Kevork Arabian à Alfortville. Tous ces succès ont connu en leur temps les vicissitudes du paradoxe mentionné.
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Aujourd’hui est venu le tour de la construction de la nouvelle école Maternelle d’Alfortville. L’Association pour la Promotion de la Culture Arménienne en France (APCAF) a présenté ce projet dans l’article « Participons à la construction de la nouvelle école maternelle d’Alfortville » (Nor Haratch, numéro 182 du 19 décembre 2019) en lançant un appel de fonds.

Chers donatrices et donateurs,

Aidez-nous autant que cela est possible. Aidez-nous cette fois encore pour la construction de l’école Maternelle. Ne privez pas une génération d’enfants arméniens de la richesse de posséder une double culture.

En espérant que cette fois, le projet sera mené à bien sans avoir à connaître les vicissitudes du paradoxe.

Norvan Srpazan

Le projet ne se réalisera que grâce à vos dons :

- en libellant votre chèque à l’ordre de l’APCAF et en l’adressant au trésorier de l’APCAF :

Dr Serge Simonian, 11, avenue de Verdun 94410 Saint Maurice - ou par carte bancaire via le site « HelloAsso » www.helloasso.com/associations/apcaf

par Stéphane le jeudi 5 mars 2020
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