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MARSEILLE Rubrique

Beau succès pour le dîner du CCAF Région Sud


La formule fait recette pour ce grand rendez-vous institutionnel et républicain, qui rassemble de nombreuses associations arméniennes, les présidents, les parlementaires, les élus, les ambassadeurs, les personnalités civiles et religieuses ainsi que les autorités de la région et du département.

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A l’instar de Paris et de Lyon, le CCAF Région Sud présidée par Ani Stepanow avait mis les petits plats dans les grands pour ce dîner annuel organisé à l’Hôtel Golden Tulip Villa Massilia, ce jeudi 13 février.

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Plus de 250 personnes étaient présentes pour affirmer leur soutien et leur solidarité à la communauté arménienne, véritable exemple et modèle d’intégration dans la République.

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Parmi les nombreuses personnalités présentes, Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, membre du parti HDP, fervent défenseur de la cause arménienne et partisan du dialogue avec les peuples kurde et turc, était l’invité d’honneur de la soirée.

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Étaient également présents Lévon Amirjanyan, ministre-conseiller de l’ambassade de la République d’Arménie en France, Valérie Boyer, Cathy Racon-Bouzon et Guy Teissier, députés des Bouches du Rhône, Martine Vassal, présidente du Département et de la Métropole, Renaud Muselier, président de la Région Sud accompagnés par plusieurs élus.

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Ara Toranian, directeur des « Nouvelles d’Arménie Magazine » et coprésident du CCAF avec Mourad Papazian, étaient invités à la table d’honneur avec Bruno Benjamin, président du CRIF Marseille Provence.

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Parmi les personnalités civiles, Pinar Selek, écrivaine turque, sociologue et militante de la cause arménienne et kurde entres autres, était venue spécialement de Nice pour accueillir son ami Garo Paylan.

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Enfin comme le veut la tradition, plusieurs ecclésiastiques de l’Eglise apostolique arménienne, de l’Eglise catholique arménienne et protestante assistaient à ce dîner.

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Placé sous le signe de l’amitié et de la fraternité, cette soirée était l’occasion pour les associations de faire part de leurs projets et de leurs préoccupations, auprès des responsables politiques.

Autour du traditionnel buffet apéritif où les cercles de rencontres et d’échanges se formaient dans la joie et la bonne humeur, les convives posaient devant les objectifs des photographes, pour le fameux photocall, afin d’immortaliser l’instant présent.

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Maître de cérémonie Julien Dikran Harounyan souhaitait la bienvenue au public avant de céder la parole à Ani Stepanow.

Dans son discours la présidente s’est félicitée de l’inscription du génocide des arméniens, dans le calendrier républicain.

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Volontaire et sans concessions, la présidente a interpellé les femmes et les hommes politiques sur leurs engagements restés vains, en dénonçant l’ingérence de la Turquie et de l’Azerbaïdjan dans les institutions de la République.

« Aujourd’hui la coupe est pleine, ce sont des actes que nous demandons et plus seulement des promesses. Nous voulons des réponses et encore plus des résultats », a-t-elle déclaré.

Sans fioritures, Ani Stepanow a rappelé l’importance d’une loi pour combattre et pénaliser la négation du génocide des arméniens.

« C’est ignoble et révoltant que la loi Gayssot n’existe pas pour le peuple arménien », a affirmé la présidente.

Dans ses doléances aux parlementaires et aux élus, la présidente a exprimé la volonté forte des arméniens de France, de voir la sépulture du héros et résistant Missak Manouchian, entrer au Panthéon.

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Dans un chapitre économique, elle a évoqué l’importance du projet pour l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne entre Marseille et Erevan.

« Garo Paylan nous honore et nous transmet un héritage » : Ani Stepanow. C’est par ses paroles vibrantes, que la présidente a rendu hommage en remerciant chaleureusement Garo Paylan et Pinar Selek, pour leurs combats pour la vérité, la justice et les minorités vivants en Turquie.

Émue devant la standing ovation faite au député Garo Paylan et à Pinar Selek, Ani Stepanow a mis en garde l’assistance face à la montée de la haine en Europe.

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« La Turquie vit un hiver sombre » : Garo Paylan

Invité d’honneur de la soirée, le député turc a salué le public en énumérant les différentes régions et provinces arméniennes, spoliées par les turcs lors du génocide.

Militant téméraire et infatigable de la cause arménienne en Turquie, homme de paix et de dialogues, Garo Paylan a partagé la mémoire de sa grand-mère qui avait perdu toute sa famille, massacrée par les turcs lors du génocide.

Toujours avec l’émotion des souvenirs douloureux, il a également rendu hommage à son père décédé, sans que justice ne lui soit rendue.

Combatif, le député a remercié les millions de turcs et de kurdes, comme ses amis Pinar Selek, Selahattin Demirtaş et Osman Kavala, qui croupissent arbitrairement dans les geôles turques et qui luttent avec courage pour la vérité historique.

Motivé, l’humaniste et l’homme politique turc a affirmé vouloir continuer son combat au parlement, sans oublier de rendre régulièrement visite à ses amis emprisonnés.

« Je vais partir et rentrer en Turquie, mais je vous prie de ne pas oublier la terre de vos ancêtres, et notre combat doit être mené ensemble », a déclaré Garo Paylan en quittant la tribune sous une salve d’applaudissements.

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« Nous sommes à vos côtés » : Renaud Muselier

Ancien député, le président de la Région Sud a salué le courage de Garo Paylan qui mène en Turquie un combat pour la reconnaissance du génocide.

Renaud Muselier a évoqué le long chemin parcouru avec ses amis Valérie Boyer, Guy Teissier, Henri Jibrayel, Richard Maillé, Roland Blum, Christophe Masse entres autres, députés de Marseille, qui ont œuvré pour la reconnaissance du génocide des arméniens par la France.

« Nous avons toujours porté les combats pour la liberté et la démocratie », a -t-il affirmé.

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Enfant de Marseille, Renaud Muselier a évoqué les souvenirs de ses nombreux amis arméniens dont Martine Vassal et Yvon Berland tous deux candidats à l’élection à la mairie de Marseille.

« Nous, les marseillais, sommes toujours avec nos amis arméniens », a déclaré avec force le président de la Région.

Partageant la souffrance du peuple arménien et le traumatisme du génocide, il a dit que son grand- père avait reçu la médaille de La Croix de Lorraine et que son père avait été déporté à Dachau, le premier camp de concentration mis en place par les nazis.

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Le président de la Région Sud a également annoncé faire prochainement un voyage en Arménie avec une importante délégation.

« Cette démarche n’est pas politique, c’est une action d’amis », a insisté Renaud Muselier.

Évoquant le programme, le président a annoncé l’étude et la faisabilité de l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne entre la cité phocéenne et Erevan.
S’inspirant du travail de Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui a signé une charte d’amitié avec l’Artsakh, Renaud Muselier s’est engagé à en faire de même.

C’est sous les applaudissements du public que le président a une nouvelle fois fait part de son indéfectible amitié aux arméniens en déclarant : « Les arméniens de France sont importants, ils portent haut et fort ce qu’on a sur notre cœur à Marseille ».

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Alain Sarkissian

par Claire le vendredi 14 février 2020
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