Soutenez Armenews !
Soutenez Armenews !
COMMUNIQUE Rubrique

Grâce à la CHREDO, Sabri Essid fait l’objet d’une enquête pour génocide et crimes contre l’Humanité.


Grâce à la plainte déposée par la CHREDO auprès du Parquet de Paris le 8 février 2016, Sabri Essid, djihadiste toulousain rallié à Daesh, est aujourd’hui visé par une enquête pour génocide et crimes contre l’humanité. Patrick Karam, Président de la CHREDO, se félicite de la décision du parquet national antiterroriste (PNAT) et de son pôle « crimes contre l’humanité » d’ouvrir une information judiciaire et de charger des juges d’instruction d’enquêter sur des soupçons de génocides et crimes contre l’Humanité commis par le djihadiste français contre des Yeizidis entre 2014 et 2016.

Comme le rappelle le Parisien d’aujourd’hui, cette procédure historique à la mesure de l’ignominie du crime est une première en France. Aurélia Devos, procureure en charge du dossier, rappelle d’ailleurs toute l’importance de la plainte déposée par la CHREDO dans l’avancée du dossier : « Cette plainte nous a confortés et nous a servi de support pour asseoir les investigations. On peut parler d’enquête structurelle. C’est très inspiré de la justice internationale. »

Depuis cette date, la CHREDO mène un travail important de collecte des témoignages des victimes des crimes commis par les djihadistes en Orient en lien avec l’OCRVP. Son président Patrick Karam, accompagné de son conseil, Maître Samia Maktouf, a eu une longue réunion de travail avec la procureure, Madame Aurélia Devos, ainsi qu’avec les services instructeurs.

C’est la première fois qu’une information judiciaire est ouverte du chef de génocide et crimes contre l’humanité à l’encontre des organisations djihadistes en Orient par la justice française. C’est une avancée majeure.

Pour Patrick Karam, « il s’agit d’une étape importante dans le combat que mène avec obstination la CHREDO depuis 2014 pour faire reconnaitre que les exactions commises contre les minorités, par l’organisation Etat islamique et d’autres groupes terroristes islamiste en Irak et en Syrie ne relèvent pas de simples actes de guerre ou de terrorisme mais bien de génocides et crimes contre l’humanité.

Il est important que ne demeurent pas impunis les criminels, leurs soutiens et complices afin de servir de leçon et de dissuader tous ceux qui misent sur l’impunité et l’amnésie de la communauté internationale.

Il s’agit enfin de responsabiliser les dirigeants onusiens qui ont refusé de saisir la Cour Pénale Internationale et de les obliger à ouvrir une enquête de la CPI pour poursuivre et punir tous les auteurs mais aussi les soutiens de ces crimes, notamment en les finançant et en les armant.

Il s’agit ensuite d’adresser un message sans ambiguïté aux terroristes et à leurs soutiens pour leur signifier qu’il n’y aura aucune tolérance ni faiblesse dans la traque et la sanction. Il est important pour l’avenir que les méfaits dont ils ont été acteurs, complices ou soutiens puissent être punis à hauteur des effroyables crimes qui se sont noués dans ces régions.

Pour rappel, outre cette plainte et celle de 2015 dans l’affaire du concert du groupe « Les Prêtres » qui avait obligé la RATP à accepter sur les affiches, la mention « En soutien aux Chrétiens d’Orient », la CHREDO a engagé deux autres procédures judiciaires : le 10 septembre 2014, une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes contre l’Humanité, contre les mouvements islamistes qui a été inscrite en 2014 dans le registre des plaintes en vue de son instruction par le Procureur de la CPI et le 30 janvier 2015, un courrier de la CPI nous informait que l’instruction du dossier avait commencé. C’est d’ailleurs, ce blocage qui a décidé la CHREDO à utiliser la procédure nationale au nom de la compétence universelle. Et enfin, le 25 septembre 2017, la plainte auprès du Parquet de Paris pour complicité de crimes contre l’Humanité, contre le groupe Lafarge et ses dirigeants.

La CHREDO, seule organisation à avoir menée une procédure accompagnée d’un dépôt de plainte à ce jour, restera très vigilante à la suite donnée à cette enquête qui est déterminante pour la reconnaissance et la condamnation des crimes commis par les djihadistes en Orient.

par Ara Toranian le jeudi 13 février 2020
© armenews.com 2020


 


 
Thèmes abordés