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SPORT Rubrique

Arsen Goulamirian conserve son titre de champion WBA


Le Palais des Sports de Marseille a fait la fête et une ovation à Arsen Goulamirian pour son 4e titre de champion du monde des lourds - légers, remporté ce samedi 28 décembre face à son challenger, le Moldave Constantin Bejenaru.

Terre de boxe et de passions, Marseille et son public bouillant accueillaient le Franco - arménien pour son 3e titre mondial disputé dans la cité phocéenne.

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4 BOULES DE CUIR

Le pari était osé de remonter sur le ring 6 semaines seulement après avoir disputé et remporté le 15 novembre dernier un championnat du monde face à Kane Watts, à l’AccorHôtel Arena de Paris Bercy.Malgré une préparation intensive avec son coach Abel Sanchez, Arsen Goulamirian a souffert pour imposer sa force et sa boxe face au Moldave Bejenaru.

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« LA MARSEILLAISE » POUR GOULAMIRIAN

Avant le début des combats, les hymnes nationaux ont été interprétés en l’honneur des boxeurs et de l’arbitre central.

Le Das Deutschlandlied pour l’arbitre allemand, The Stars pangled Banner pour l’américano- moldave Bejenaru et bien entendu la Marseillaise pour Goulamirian, l’arménien de Gumri.

Dès l’entame du combat, sans round d’observation, les deux hommes se livraient les coups sans compter.Touché au visage, le sang ruisselait de l’arcade et de la pommette droite de Goulamirian, qui avait du mal à marquer son espace subissant les coups de son challenger. 

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EN MODE ALTERNATIF

Comme souvent Arsen laisse venir son adversaire durant les 2 ou 3 premiers rounds avant de réellement monter en puissance, imposer sa force phénoménale et « plier » le combat rapidement. Face à un gaucher puissant et téméraire, Arsen ne trouvait pas le rythme et sa cadence habituelle. La machine Feroz était en mode alternatif. Tantôt dominateur, tantôt subissant les assauts de son redoutable adversaire, Arsen ne réussissait pas à faire trembler outre mesure le Moldave. « Dur au mal », comme nous le confiait vendredi le promoteur de la soirée Sébastien Acaries, Bejenaru encaissait les séries au corps sans vaciller.

Bien assis sur ses appuis, l’homme est stoïque au delà du raisonnable et croit à sa bonne étoile. Volontaire, guerrier, ce gaucher a perturbé la boxe de Goulamirian qui avait du mal avec cette « patte gauche ».

Le combat était très disputé. Au 6e round, le champion en titre retrouvait sa boxe, ses coups étaient plus précis et sa puissance se faisait plus pesante.

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EN MODE COURANT CONTINU

Survolté, les batteries rechargées et déterminé à remporter sa 4e ceinture mondiale, Arsen Goulamirian reprenait le combat entre les poings. C’était lui le patron et le travail de sape commençait. Arsen, chef d’orchestre donnait le «  » et le tempo du combat. Les séries au corps et au visage ont fait plier le Moldave qui mettait les genoux au tapis suite à un direct du gauche « galactique ».

C’était le tournant de la soirée. Groggy, Bejenaru constatait les dégâts, se relevant rapidement pour reprendre le combat. L’arbitre ne le comptait pas cette fois ci.

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L’ENTREPRISE DEMOLITION

Plus vigoureux et plus précis, les coups de boutoirs d’Arsen faisaient danser le corps de son adversaire qui pliait, mais ne rompait pas.

Sans discontinuer, le public poussait de la voix son champion qui haussait le ton sentant la victoire s’offrir à lui.

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« HAYASTAN, HAYASTAN »

Dans les tribunes les 4500 spectateurs encourageaient à l’unisson son favori.Les décibels et l’ambiance montaient à chaque percussion de Goulamirian.

Les « Arsen, Arsen » et autres « Arsen houp dour » fusaient des 4 coins du Palais des Sports.

La puissante et bruyante colonie arménienne donnait du coffre et de l’ambiance. Les drapeaux arméniens coloriaient les tribunes animées. Ils étaient venus, ils étaient tous là.

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De Toulouse, d’Albi, de Lyon, de Nice, entres autres, la communauté déclarait son amour à son champion. Porté par le public, Arsen maîtrisait le ring et exaltait son art. Il déroulait son talent en ajustant sa cible prise au piège entre les cordes du ring, tel un papillon dans une toile d’araignée. Les séries pleuvaient comme un déluge de foudres et d’éclairs sur son adversaire.

Arsen devenait le maître de l’arène.

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L’ŒIL DU TIGRE

Le suspens a pris fin lors de la 9e reprise.Feroz rugissait plus fort sur sa proie à la recherche de son instinct de survie.

Le coup de grâce est finalement venu d’un crochet meurtrier du gauche qui tétanisait Bejenaru. Abasourdi le Moldave mordait la poussière du tapis pour la seconde fois de la soirée. Téméraire et courageux, puisant dans ses ultimes ressources, Bejenaru se relevait pour finir le round, visiblement KO debout. Devant l’évidence, le coin du Moldave et l’arbitre central ont décidé avec sagesse d’arrêter le combat avant l’appel du 10e round. Le public debout et le staff de Goulamirian laissaient éclater leur joie, conscient du combat difficile remporté par Arsen, et la valeur de son adversaire qui était venu pour « faire le combat » comme un vrai challenger et un beau boxeur.

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LE SACRE DE LA 4e CEINTURE MONDIALE

Les bras levés au ciel, Arsen portait fièrement sa ceinture.

Devant le public et les caméras de Canal +, Arsen a dédié sa victoire au peuple arménien et à la France.

« JE VOUS AIMES, MON PEUPLE ARMÉNIEN, JE VOUS AIME LES ARMÉNIENS ! CETTE CEINTURE, ELLE EST POUR VOUS MAIS AUSSI POUR LA FRANCE ! ELLE EST ICI ET ELLE Y RESTERA LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE ! HAYASTAN ! », a scandé le Champion du monde.

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Sur le ring, les drapeaux arméniens tournoyaient, la musique traditionnelle « ambiançait » les lieux.

Cherchant le regard de son frère Gago, les larmes d’émotions aux yeux, Arsen lui a rendu un hommage de cœur et d’amour en lui offrant sa ceinture.

« C’est lui le champion ! Quand j’avais 13-14 ans, c’était lui qui m’emmenait à la salle après le boulot et il m’attendait », a dit Arsen à propos de son frère qui depuis toujours l’assiste et l’accompagne.

Une belle famille et un magnifique champion du monde qui porte haut ses origines arméniennes et les couleurs de la France !

Nous remercions UniVent, Michel et Sébastien Acaries, le team d’Arsen Goulamirian et bien entendu Arsen et Gago Goulamirian pour leur bienveillance à « Nouvelles d’Arménie Magazine »

Alain Sarkissian

par Claire le dimanche 29 décembre 2019
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